Actualités de la Fédération du Parti Socialiste Gersois

Refondation du PS : Interview de Michaël Aurora, Premier secrétaire fédéral

Michaël Aurora, Premier secrétaire fédéral du PS du Gers

Pour le premier secrétaire départemental du PS Michaël Aurora, le député des Landes Boris Vallaud, qui sera vendredi soir à Auch, fait partie de cette nouvelle génération qui doit prendre les rênes du parti.

À l’invitation de la fédération du Parti socialiste du Gers, Boris Vallaud sera à Auch ce vendredi 15 décembre. À partir de 19 heures, le député Nouvelle gauche des Landes, qui est l’époux de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, animera une réunion publique à la salle Cuzin. Michaël Aurora, premier secrétaire gersois du PS, nous dit l’espoir qu’il place en cette nouvelle génération pour redonner au PS une place centrale sur l’échiquier politique.

Pourquoi avez-vous souhaité inviter Boris Vallaud ?

Sa venue s’inscrit dans le cadre de la démarche de refondation du PS. Boris Vallaud n’est pas candidat au premier secrétariat national mais il souhaite contribuer au renouvellement et au débat d’idées que nous avons lancé en amont du 78e congrès du PS qui se tiendra en avril 2018 à Aubervilliers. Il appartient à cette nouvelle génération de responsables du PS qui souhaitent renouveler les idées et prendre les rênes du parti.

Entre la République en Marche et Les Républicains qui viennent d’élire Laurent Wauquiez, quelle place reste-t-il pour les socialistes ?

La seule alternative à Macron, ça ne peut pas être Wauquiez ou Mélenchon. Il y a une place pour une gauche responsable, capable de transformer la société. Aujourd’hui, notre démarche de refondation a pour principal objectif de renouveler le logiciel du PS afin qu’il puisse répondre aux grands enjeux de notre société tels que la révolution numérique, et ce qu’elle implique en termes de mobilité, d’accès à la santé et partage du travail, ou le changement climatique.

Pour revenir à la refondation du PS, vous avez conclu mardi soir à Montesquiou une série de forums participatifs. Quel bilan en tirez-vous ?

Je retiens de ces deux mois d’échanges une envie des militants et des participants à ces réunions de contribuer à la reconstruction et à la renaissance du PS. Il y a un véritable attachement à l’histoire de ce parti et à son idéal. Les militants ont bien conscience que le PS s’est éloigné à un moment de ces idéaux et s’est égaré dans une idéologie un peu trop gestionnaire. J’ai senti, parmi nos militants, une soif de débat et de clarification de notre ligne. Avant le projet et le programme, ce qui est important c’est d’avoir une vision du monde claire. Le PS, c’est encore un réseau de militants et d’élus qui reste une force non-négligeable mais il y a une nécessité de s’ouvrir et de ne pas rester dans l’entre-soi. Il faut se remettre à écouter le cœur de notre société.

C’est le temps de l’autocritique au PS ?

On se doit de faire une analyse lucide, une vraie introspection qui sera utile, mais il faudra obligatoirement à un moment une incarnation de ce nouveau PS. Moi, je ne veux pas qu’on ressorte les éléphants. Pour moi, c’est terminé. On ne peut pas continuer comme avant, voir nos congrès se terminer par une synthèse molle. Le congrès d’Auberbilliers est très important pour le PS : ce sera celui du sursaut ou du déclin.

 

Interview parue dans La Dépêche du Midi (https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/14/2704427-pour-moi-les-elephants-au-ps-c-est-termine.html)