Le premier secrétaire fédéral du PS du Gers tire les enseignements du scrutin municipal et se projette sur les départementales de 2021.

Michaël Aurora, le second tour des municipales a rendu son verdict. Quels enseignements tirez-vous de ce scrutin organisé 105 jours après le 1er tour, dans le contexte de crise sanitaire que l’on sait mais qui a néanmoins mobilisé plus de 6 électeurs gersois sur 10 ?

La tenue du second tour plus de trois mois après le premier, et qui plus est dans un pays toujours mobilisé par la pandémie, a fortement pesé sur les motivations et les préoccupations des électeurs. Ils ont exprimé un besoin de changement et de renouvellement, mais également une exigence de solidarité devant la crise sociale qui s’annonce et de responsabilité face au défi environnemental. Ce scrutin vient également nous rappeler la permanence du clivage gauche/droite, que d’aucuns avaient relégué un peu trop tôt aux oubliettes de l’histoire. À quelques exceptions près, on retrouve les équilibres qui structurent traditionnellement la vie politique française.

 

Si l’on dresse un bilan des deux tours, quelles sont les satisfactions pour le PS gersois et les déceptions ?

Sur le plan national comme localement, le Parti socialiste sort indéniablement revigoré et renforcé de cette séquence électorale. Dans le Gers, nous avons conforté nos positions avec les belles victoires dès le premier tour ; je pense à celles de Christian Laprébende à Auch, Christian Peyret à Nogaro, Hervé Lefebvre à Samatan, David Taupiac à Saint-Clar, Roger Breil à Masseube, Jean-Louis Guilhaumon à Marciac, Marie-Thérèse Broca-Lannaud à Valence-sur-Baïse, Pascal Mercier à Preignan, Muriel Abadie à Pujaudran et bien d’autres encore. Nous conservons de haute lutte l’Isle-Jourdain au second tour et la liste que nous soutenions à Fleurance, conduite par Ronny Guardia-Mazzoleni, s’impose dans une triangulaire tendue. Toutefois, deux déceptions : la défaite de la gauche à Lectoure qui n’a pas su se rassembler et la bataille perdue de peu à Condom malgré la campagne dynamique de Gisèle Biémouret.

 

Comment voyez-vous les prochaines échéances électorales, avec les sénatoriales en septembre et les élections départementales en 2021 ?

Aux élections sénatoriales, nous espérons que le travail de fond mené par Franck Montaugé, sénateur sortant, qui a beaucoup œuvré pour le développement de notre territoire et des communes soit reconnu en septembre. S’agissant des départementales, avec Philippe Martin, nous sommes en train de tirer les enseignements de la nouvelle donne politique issue de la séquence des municipales. C’est à travers des listes de rassemblement de gauche et écologiste que les citoyens ont exprimé leurs attentes de changement. Partout où nous étions rassemblés, nous avons gagné la confiance de nos concitoyens. Notre objectif est de construire demain, dès le premier tour, un large rassemblement de gauche, citoyen et écologiste, pour mettre en œuvre des politiques innovantes au service des Gersois.

 

Article et photo La Dépêche du Midi : https://www.ladepeche.fr/2020/07/01/michael-aurora-le-ps-sort-revigore-et-renforce,8958429.php