Depuis le 17 décembre 1999, à l’initiative de l’Organisation des nations unies (ONU) et sur proposition de la République dominicaine, le 25 novembre est consacré « journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ». Cette date fait référence à l’assassinat sordide, le 25 novembre 1960, par les hommes du dictateur Rafael Trujillo, de Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabal, trois sœurs militantes politiques. L’une d’elles, Minerva, avait repoussé à plusieurs reprises les avances du dictateur tombé sous son charme lors d’une fête donnée en son honneur et à laquelle toute sa famille avait été invitée. Minerva a participé par la suite à la constitution du « Mouvement du 14-Juin » qui, influencé par le succès de la révolution castriste à Cuba, œuvrait au renversement de Rafael Trujillo.

Cette journée du 25 novembre est l’occasion de raviver la mémoire des sœurs Mirabal, victimes de leur engagement politique mais victimes aussi parce que femmes ayant résisté pour l’une d’entre elles à la volonté de domination masculine d’un tyran sanguinaire. Cette journée est aussi une invitation lancée à tous les états à réfléchir aux actions à mettre en place pour éradiquer la violence exercée contre les femmes, une violence « qui traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercée par les premiers et freiné la promotion des secondes »[1].

En cette journée de mémoire et d’action, les militants gersois du Parti socialiste tiennent à rappeler leur attachement à l’égalité hommes-femmes. La violence exercée par des hommes contre des femmes est d’autant plus intolérable qu’elle est l’expression d’une volonté de domination qui n’a pas sa place au pays de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. Les chiffres alarmants de l’augmentation des violences domestiques constatées pendant les dernières périodes de confinement viennent nous rappeler avec force que cette bataille est encore très loin d’être gagnée.

La question de la place des femmes dans la société a toujours été au cœur de l’engagement des socialistes : rappelons la création, en 1981, du premier ministère des Droits de la femme par François Mitterrand, l’adoption de la loi Roudy du 13 juillet 1983 pour l’égalité professionnelle des hommes et des femmes travaillant en entreprise, ou celle, le 6 juin 2000, sous le gouvernement de Lionel Jospin, de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.

Ce 25 novembre 2020, ayons plus que jamais conscience que le combat est encore loin d’être gagné pour mettre fin aux violences exercées contre les femmes et pour éradiquer toutes les inégalités qui subsistent encore dans la vie publique et dans le monde du travail.

Les socialistes du Gers ne baisseront pas les bras et continueront d’œuvrer pour faire avancer cette juste cause.

[1] Extrait de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes adoptée le 20 décembre 1993 par l’assemblée générale des Nations unies.