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Actualités de la Fédération du Parti Socialiste Gersois

Le Grand débat national à peine lancé, le Président de la République se livre à une nouvelle « macronade », ces dérapages verbaux dont il a le secret !

Après « les gens qui ne sont rien », « La France n’est pas un pays réformable », « les fainéants », « les Français sont des Gaulois réfractaires », « chômeurs, traversez la rue », Emmanuel Macron dérape une fois de plus en déclarant, le 15 janvier dernier, lors d’une rencontre avec des maires : « les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ». Méprisants, ces propos trahissent en réalité ses convictions profondes et sa conception du monde. Fervent adepte des idées libérales sur le plan économique et social, il estime en effet que dans la vie on doit s’en sortir par ses propres moyens, à force de travail et de chance.

Pour Emmanuel Macron, l’égalité se résume à l’égalité d’accès au marché. C’est le marché qui sélectionne et récompense les mérites de chacun. Les inégalités de revenus ne sont plus un sujet. Seules comptent les « inégalités de destin ». Pour Emmanuel Macron, la lutte contre les inégalités ne passe plus par la redistribution des richesses. Chacun est « responsable » de son destin, donc de son chômage, de sa pauvreté, de son statut, dès lors que l’Etat a garanti des conditions de départ équitables.

Cette vision du monde profondément élitiste, mêlant à la fois mépris de classe et syndrome du premier de la classe, a fini par exaspérer les Français et déclencher, avec le mouvement des gilets jaunes, une crise politique et sociale inédite dans notre pays. Aussi, nous nous permettons humblement de lui suggérer de cesser de blesser par ses mots et ses décisions politiques nos concitoyens les plus défavorisés. Plutôt que de chercher à dresser les Français contre leurs compatriotes les plus pauvres, il ferait bien de s’intéresser aux plus riches qui « déconnent » en fraudant 80 milliards d’euros par an et qui nous coûtent « un pognon de dingue »!

Monsieur Macron, vous qui n’avez pas de sujet tabou, rétablissez, pour commencer, l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Cette mesure de justice fiscale rapportera 5 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat. C’est peut-être symbolique pour vous, mais la suppression de l’ISF (et la création de la flat tax) a permis aux 100 plus grands patrimoines de gagner 125 000 euros par mois !

Vous craignez que le rétablissement de l’ISF favorise l’exil fiscal ? Avec ou sans l’ISF, certains pays resteront de toute façon toujours plus « attractifs » fiscalement pour eux que la France…